Le village

Le village

VIGLAIN, VILLAGE DE SOLOGNE

 

Plan commune
                                                               Plan de la commune

 

Plan du Centre bourg
                                                               Plan du centre bourg

 

Alors qu’en Sologne, les stations préhistoriques sont très rares, Viglain et ses environs ont été habités, temporairement, par des ancêtres de l’âge de pierre, comme peuvent en témoigner d’innombrables outils de pierre de l’époque magdalénienne et du début du néolithique retrouvés lors de fouilles dans l’allée des Châtaigniers, à l’est du « Muids Chamon ». Il faudra attendre l’époque gallo-romaine pour situer Viglain entre deux routes reliant Orléans et Sancerre.

Le village magdalénien et néolithique avait glissé vers le sud, d’abord à hauteur de Baffou, puis à l’emplacement du bourg actuel, où, grâce à la générosité du seigneur de Beauregard, avaient été construits l’église, le presbytère et s’étaient établis quelques artisans et taverniers.
Au XIIème siècle Viglain possède alors 7 fiefs au total. Les guerres de religion sont une période de troubles pour la région. Au XVème siècle, la famille Pâris, libraire et imprimeur de l’Université d’Orléans, possède ainsi des terres et une métairie à Beauregard. Par son mariage Jean Pochon devient seigneur de Beauregard qui reste aux mains de cette famille jusqu’en 1791. En 1870, M. Billard, notaire à Châteauneuf-sur-Loire, acheta 500 hectares de Beauregard. En 1932 son fils le Colonel André Billard (1872-1963) se retire au manoir. Le domaine sera vendu en 1999.


Au XVIème siècle, des routes se créent en Sologne et des manoirs sont édifiés. Jacques Potin épouse une Morin, dame de la Motte-Viglain petit fief au nord de Corbon . Un autre Jacques Potin meurt en 1607; son fief est acheté par Jacques de Baffou qui rase le manoir et comble les fossés. D’avril à juillet 1658, les Solognots se soulèvent en raison d’une mesure monétaire (Guerre des Sabotiers de Sologne) qui accentue encore leur misère et trouvent un chef en la personne de Gabriel de Jaucourt, seigneur de Bonnesson et de Baffou. Gabriel de Jaucourt, paya de sa tête le rôle trop actif qu’il remplit dans cette insurrection et dans les autres complots organisés par les assemblées de la Noblesse. Il fut puni plus peut-être comme un agent des assemblées de la Noblesse, que pour avoir été le chef des Sabotiers de Sologne (il sera décapité le samedi 13 décembre 1659 sur la Place du Tiroir à Paris et son manoir rasé).
Au XIXème siècle, au château du Béon, Charles de Gauvignon de Basonnière, vicomte de l’Epinière, lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de Saint-Louis épouse le 21 octobre 1817 à Viglain, Caroline de Pâris, veuve de Villemotte, arrière grand-mère du maréchal Lyautey. Les Gauvignon possèdent Béon de 1670 à 1894, époque à laquelle Mlle de Basonnière le légua à la famille de Vivès.
Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les chemins soient améliorés et les marais comblés ou assainis par des étangs, les terres amendées et les propriétés morcelées pour que des agriculteurs propriétaires s’installent.


Si le village a été bombardé lors de la Seconde Guerre mondiale, malgré l’exode rural, le village ne se dépeuple pas au XXème siècle en raison de l’industrialisation de Sully-sur-Loire et du développement du tourisme. C’est aujourd’hui une agglomération qui voit sa population augmenter, se renouveler et se diversifier.

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Les annales de Viglain ou l’histoire d’un blason

Les annales
55 pages
Tarif : 5 euros
Point de vente : Mairie de Viglain

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L'Eglise Saint-André

 

Eglise
                    Eglise Saint-André

L’existence de l’église de Viglain est attestée en 1154 par une lettre de Manassès de Garlaude, évêque d’Orléans, donnant au chapitre de Jargeau les revenus de l’église. Vers les années 1261-1264, il semble que le pape français Urbain IV se soit intéressé à Viglain. Un sceau, qui fermait un parchemin détruit par le temps, ayant été retrouvé dans une excavation du mur de l’église. Pendant les guerres de religion, vers 1563-1568, les protestants détruisent l’église. Elle fut reconstruite sous Henri IV. L’ensemble est harmonieux; composée d’une nef unique large, prolongée d’un chœur étroit et d’un sanctuaire plus petit, cette église était entourée d’un cimetière jusqu’en 1889.

Le 9 septembre 2018, la plus ancienne cloche du Département du Loiret et le mécanisme de l’horloge reprennent place dans la petite Église romane de Viglain. Lors des travaux de restauration et de sauvegarde de l’Église Saint-André, l’ancienne cloche et le mécanisme de l’horloge avaient été descendus en 2006 afin d’être exposés en Mairie.

Cloche

 

Le Lavoir municipal

Le lavoir

 

Les lavoirs apparaissent au XVIIIème siècle et se multiplient tout au long du XIXème en lien avec la prise de conscience de l’importance de l’hygiène et de la salubrité publique. En effet, de nombreuses épidémies provoquées par la mauvaise qualité de l’eau se développent à cette époque. Afin de limiter les risques d’infection, une loi incitative est votée en 1851 pour subventionner à hauteur de 30% l’édification de lavoirs. Outre leur rôle utilitaire (bâtiments collectifs où était lavé le linge), ces édifices étaient aussi un lieu social et convivial où les femmes échangeaient les dernières nouvelles. Le lavoir de Viglain sur le ru de l’Aulne date de 1874. L’accès se fait par un chemin en pente. A l’époque un deuxième lavoir existait sur l’autre rive de l’Aulne, en face ; il fut détruit dans les années 1940. En aval se trouve « la pelle » que les lavandières, appelées « laveuses » à Viglain, actionnaient pour retenir les eaux afin que leur niveau monte jusqu’au bord du lavoir. Chaque lavoir possédait trois grandes planches à laver horizontales, appelées « banselles ». Pour rincer le linge, la laveuse s’agenouillait devant la rivière sur un « cabasson » en bois dans lequel on mettait de la paille pour plus de confort. Le battoir à linge servait peu à Viglain. Les lavoirs ont été utilisés jusqu’en 1935.

Mauvaise nouvelle : dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2015, en période de forte canicule, le lavoir s’est effondré.

lavoir effondré

 

A l’issue de cet incident il a été créé une association dénommée : 

 Association pour le Patrimoine de Viglain

 

Les calvaires et les croix

La Croix

On dénombre 12 calvaires et croix de chemin. Ces croix ont toutes été forgées par des forgerons locaux et c’est sans doute dix siècles de mémoire collective qui jalonnent les routes et les chemins de Viglain.

La croix de La Tuile (route de Villemurlin et CR 18 chemin de la Billaudière) date du début du XIXème siècle.

La croix de Saint-André date de 1844, elle est proche de la fontaine Saint-André, au carrefour de la route de Tigy et de Guilly.

La Croix de Villiers (route de Sully et CR 13 chemin du Cormier) date de la moitié du XIXème siècle, le motif qui est représenté à sa base est assez original : ce serpent enroulé autour d’une amphore pourrait symboliser Saint-Benoît.

La Croix du cimetière (1889). Le cimetière entourant l’église est déplacé vers la sortie du village. Le nouveau terrain offrant un espace important, une allée centrale est réservée au milieu de laquelle est placée cette croix surélevée par un triple emmarchement circulaire et un socle de pierre. Il s’agit d’une croix hosannière, tirant son nom de  la  cérémonie  du  dimanche  des  Rameaux  où  les  fidèles  chantent  au  centre  du  cimetière « Hosanna Filio David ».

Dans les années 60 on pouvait voir un Christ en croix érigé dans la cour actuelle de l’école maternelle. Cette croix a été déplacée depuis au carrefour des routes de Tigy et de Villemurlin (croix neuve fabriquée par l’artisan menuisier du village). 

 

Autres curiosités

Auge :1638 Château de Baffou, domaine privé

En 1659, Gabriel de Jaucourt, seigneur de Baffou, est condamné à être décapité à Paris. Son manoir est rasé et ses bois coupés à hauteur d’homme. Cette auge en pierre en est le seul vestige.

Les fontaines : 

Contre la coqueluche on allait autrefois en pèlerinage à la fontaine Saint-André de Viglain (domaine privé route de Tigy). La très jolie fontaine Saint-Antoine du Béon est située sur le CR14 (chemin de Villiers à Béon) à proximité du pont sur l’Aulne.

La mosaïque St Hubert :

En émaux de Briare, sur le mur entre la bibliothèque municipale et le restaurant scolaire (ancienne salle paroissiale), la mosaïque a été fabriquée dans les années 1960 sous l’impulsion de l’abbé Gaudry, alors curé de Viglain. La salle paroissiale appartenait à l’abbé Gaudry, à sa mort, la ville de Briare la recevant en héritage, la légua à la commune de Viglain.

 

Mosaique
  La Mosaïque St Hubert